LA LIGUE

LE SALUT DE NOS FAMILLES,
DE NOS NATIONS, DE L'ÉGLISE
La Journée champenoise coïncidant avec la fête de la Chandeleur et le premier samedi du mois, des “ Champenois ” de France et de Navarre rallièrent la chapelle de la maison Saint-Joseph. Et là, tous ensemble, frères, sœurs, amis sans oublier notre bon “ vieillard Siméon ”, nous avons adoré le divin Enfant Jésus, « lumière des nations, gloire d’Israël », et tâché de consoler le Cœur endolori de Marie Immaculée.
Ce n’est pas la chaleur de nos cierges de procession qui remédia au grand froid, mais bien plutôt le souffle puissant et grave de notre bien-aimé Père écouté durant trois conférences de retraite, sur le mystère de la circumincessante charité trinitaire, en son premier épanchement d’amour céleste : l’Immaculée Conception ; et en sa création du premier couple humain, « à son image et ressemblance » : Adam, et Ève tirée de la côte d’Adam.
Ainsi existe-t-il entre le couple humain et la Trinité divine une mystérieuse analogie. Notre Père n’aura de cesse de nous montrer, sous toutes ses facettes, ce mystère relationnel de circumincessante charité révélé par l’Écriture afin que les hommes et les femmes s’entr’aiment sur la terre comme les trois Personnes divines ne cessent de le faire au Ciel.
L’IMMACULÉE CORÉDEMPTRICE
Adam et Ève saints et heureux devaient s’aimer de la plus naturelle, religieuse et relationnelle manière, ainsi que leurs fils et filles après eux, mais il n’en fut rien par la faute du serpent satanique et leur désobéissance les conduisant à commettre un péché effroyable. Dieu aurait dû les anéantir, mais finalement il va restaurer son projet d’amour d’une manière surnaturelle, plus merveilleuse encore que la naturelle, car entre en lice pour racheter le genre humain, « la Femme », mystérieuse, royale, toute puissante, si chère au cœur de Dieu (cf. Gn 3, 15).
Qui est Celle-ci ?
Notre Père répond en méditant la Sainte Écriture, du livre de la Genèse à celui de l’Apocalypse, et s’exclame : « Oui, vraiment, la Bible est l’histoire de la Femme ! » Cette Femme, sans père ni mère, c’est l’Immaculée Conception.
« Ainsi paraît, non comme un concept abstrait (en Dieu quel intérêt !), mais déjà comme une existence distincte et intimement proche et unie aux Trois : la Bienheureuse Vierge Marie, Colombe du Saint-Esprit. » Préexistante, elle est la Femme parfaite, conception idéale de la création, digne et céleste épouse du Fils, Homme parfait.
L’un et l’autre, navrés, viennent d’assister à la chute lamentable de nos premiers parents. La méditation de notre Père devient alors d’une extrême importance et gravité. Si nous pénétrons à sa suite dans les profondeurs du mal humain, ne nous scandalisons pas, c’est à l’imitation des saints Cœurs de Jésus et Marie, à la louange de la gloire du Père, et pour en finir avec Freud, le Satan des temps modernes. « Disons tout ce que la Bible nous laisse entrevoir : Ce n’est pas pour les enfants ! Mais c’est incontournable et inoubliable. »
Satan ayant pris la place de Dieu en infestant le cœur, le corps des hommes et des femmes, Dieu le Père outragé dans sa Sainteté de Justice exigeait un sacrifice réparateur. Cette rédemption du genre humain va se décider dans les Hauteurs du Ciel entre le Père, le Fils et la « Femme », la Vierge Marie préexistante. Elle voit son Fils s’offrir pour racheter pareil opprobre. La justice de Dieu pardonnera à son Fils se faisant Adam coupable pour en obtenir l’absolution. La « Femme » céleste [« Je suis du Ciel » dira-t-elle à Fatima], se dit répondante d’Ève et prête par sa nature créée et sa féminité vouée à l’obéissance, à être immolée en victime, Elle, par son Divin Chef, le Verbe de Dieu digne prêtre du Très-Haut.
Mais son Fils Jésus-Christ décida de faire comme prêtre du Très-Haut le sacrifice du sang exigé par la justice divine, et cependant comme victime aussi, lui seul en étant capable.
Quand même, pour l’honneur, le mérite, la gloire éternelle et le bonheur de pareille satisfaction donnée au Père, il accepta que sa Mère, l’Immaculée fille de Dieu en fût l’associée, la conjointe, par sa présence, par son courage, et par son martyre : tandis que son Fils souffrirait passion et cruelle mort, un glaive de douleur lui percerait le cœur, l’associant à l’œuvre du salut du monde.
C’est ainsi que, merveille des merveilles, ce sacrifice d’expiation des doux Cœurs de Jésus et Marie transpercés, mime le double crime des origines pour en devenir le mémorial réparateur...
« Ainsi se trouve fondée l’institution universelle et originelle du sacrifice qui est l’offrande du pur pour sauver l’impur, et rétablir en cette liturgie cruelle, donc dans le sang répandu et le corps partagé, la parenté rompue entre Dieu et l’humanité. Le Fils de Dieu s’est offert, la fille de Dieu, Immaculée, pareillement. C’est toute l’explication de la religion éternelle. »
Adorable Saint-Sacrifice de la messe où ce sacrifice d’expiation renouvelé se termine en bienheureuse communion retrouvée entre le Christ et son Église... Non moins adorable lumière de gloire sur le sacrement de mariage, car vécu mystiquement, il fait de l’homme un fils de Dieu, un prêtre sacrificateur de son épouse dans l’amour, une victime aussi se dévouant sans compter au service de sa femme et de leurs enfants. Collaboratrice de son époux, la femme chrétienne se sait et s’aime enfant de Marie Immaculée, à sa ressemblance bienheureuse victime d’amour et mère féconde. Admirable « réhabilitation de la femme, de l’amour conjugal et de l’homme lui-même. » Ceux qui ont des oreilles pour entendre, un cœur pour aimer, ne se lasseront pas de remercier notre bien-aimé Père d’avoir vaincu sa répugnance et d’être ainsi descendu aux enfers, afin de dépouiller le freudisme de son prestige satanique. Oui, voilà bien une magnifique œuvre de résurrection, une de plus à mettre à l’actif de notre bienheureux Père.
L’ACTUALITÉ EN TOUTE VÉRITÉ
Par deux exemples saisissants, frère Bruno nous montrera que l’islamisation de la France se déroule pacifiquement, pour le moment, avec la complicité de la République et de l’Église conciliaire, l’une et l’autre unies dans un même culte de l’homme et de la démocratie.
Face à cet inéluctable châtiment, le salut n’est pas dans les élections. Mais afin d’éviter avant tout le triomphe de Hollande, le pire des pires ; afin d’éviter l’aventure où Marine Le Pen nous conduirait, n’ayant ni le personnel compétent ni le pacifique consensus populaire pour mener à bien son irréalisable programme électoral, nous n’avons pas le choix. Nous voterons Sarkozy. Même s’il n’a pas les mêmes états de service que Chirac en 1988, loin de là, il est en place avec une équipe d’hommes d’État, capables d’éviter le pire. En communauté, ce choix ne fera l’objet d’aucun débat, faites comme nous ! dira frère Bruno avec toute l’autorité de notre Père en semblables circonstances...
De toute manière, le salut politique, le vrai, le seul est surnaturel, on ne peut en douter à l’école des faits et gestes de Jeanne d’Arc, sainte Colombe de la paix française. Jésus et Marie règnent sur la France, aujourd’hui encore. Il ne s’agit pas là d’une réaction piétiste déconnectée de la réalité comme le prouve l’exemple de la Russie et de la Hongrie, qui l’une et l’autre renouent avec la glorieuse tradition de leurs origines chrétiennes. La France n’en est pas là, hélas ! même si elle vient de se distinguer grâce à ses scientifiques et leurs imparables réfutations des théories d’Einstein et de Darwin. Une bonne occasion pour les étudiants et lycéens de monter au créneau contre le “ scientifiquement correct ”, avec en plus la fierté de savoir que notre Père, avait depuis longtemps prévu ce revirement (cf. CRC n° 161 et no 163, de janvier et mars 1981, tome 13)
Mais l’ennemi numéro 1 pour la France comme pour l’Église, c’est avant tout Vatican II, car non content de faire obstacle à la renaissance politique de nos nations chrétiennes, cette désorientation diabolique est cause première de la ruine de l’Église (cf. notre éditorial, supra, p. 1-6). « Il faut donc, dira frère Bruno avec une conviction communicative, jeter au feu Vatican II et préparer Vatican III ! »
PREMIER SAMEDI AVEC BENOÎTE RENCUREL
Pour le quart d’heure de méditation demandé par notre Mère du Ciel, frère Bruno mit tous ses talents de conteur à continuer son récit des merveilleuses aventures de Benoîte Rencurel, la messagère de Notre-Dame-du-Laus. Cela s’écoute plus que cela ne se résume... Mais comment ne pas admirer l’éducation surnaturelle que la Sainte Vierge dispensa à sa messagère, ou les prodiges qu’Elle réalisa en sa faveur, lui accordant par exemple de recevoir la communion par deux anges. Benoîte, d’une exquise simplicité, rendra au centuple cette sagesse toute céleste aux pauvres âmes avec un charisme tout particulier pour les conjurer ou contraindre de se bien confesser pour bien communier. En 1692, son rayonnement et son charisme apostolique vont s’étendre bien au-delà de ses montagnes. Le Dauphiné est envahi par les Savoyards (on leur a pardonné depuis !), Benoîte doit fuir à Marseille. Là, elle ne passera pas inaperçue, multipliant partout prophéties, miracles, conversions de pécheurs endurcis. En moins de trois semaines, elle est accueillie dans cinq couvents, une vraie visite canonique ! on la consulte, on suit ses conseils, de sages et sérieuses réformes s’ensuivent...
C’est tellement prodigieux qu’on n’oserait y croire si frère Bruno, lors de l’oraison du dimanche matin, ne nous avait montré à quel point toutes ces apparitions et faits surnaturels étaient scientifiquement attestés par des témoins directs absolument dignes de confiance, et des procès verbaux à la clarté, à l’honnêteté dignes du grand siècle. Quelle différence avec les mensonges éhontés d’un Laurentin à Medjugorge, ou pire : la malveillance diabolique d’un Père Dhanis vis-à-vis de Fatima.
Contemporaine de sainte Marguerite-Marie, Benoîte Rencurel reçut du Ciel la mission de beaucoup prier pour Louis XIV. Elle fut donc, elle aussi, médiatrice des desseins du Sacré-Cœur sur la France. Ce n’est pas une petite grâce de réaliser que cette Alliance s’est bien perpétuée jusqu’à nos jours, puisque notre Père en fut le dépositaire et qu’il a fait fructifier ce talent au service de la France et de l’Église aux pires temps de la grande apostasie. Frère Bruno prolonge son témoignage, et si nous sommes fidèles il en sera ainsi, de génération en génération, jusqu’à l’heure du triomphe promis.
frère Philippe de la Face de Dieu.

La Contre-Réforme Catholique au XXIe siècle